Les deux loups

 

Un vieil indien cherokee racontait la vie à ses petits enfants...

Il leur dit : "Je ressens un grand tourment. Dans mon âme se joue une grande bataille. Deux loups se confrontent.

Un des loups est méchant, il est la peur, la colère; l'envie, la peine, les regrets, l'avidité, l'arrogance, l"apitoiement;, la culpabilité, les ressentiments, l'infériorité, le mensonge, la compétition, l'orgueil.

L'autre est bon, il est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, le partage, la générosité, la vérité, la compassion, la confiance.

La même bataille se joue en vous, en chacun de nous, en fait."

Silencieux, les enfants réfléchissaient...puis l'un d'eux dit :

"Grand-père lequel des loups va gagner? "

Le vieux cherokee répondit simplement :

"Celui que tu nourris. "

Chance, malchance, qui peut le dire.

 

Il y avait dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient lui acheter mais il refusait toujours... " Pour moi, ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ? " demandait-il.

Un matin; il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là...

Tous les villageois lui disent : " On te l'avait bien dit, tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quelle malchance ! "

Le vieil homme répond : " Chance ou malchance qui peut le dire ? "

Tout le monde se moque de lui mais 15 jours plus tard, le cheval revient avec toute une horde de chevaux sauvages, il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

" Quelle chance ! " disent les villageois.

Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l'entraînement.

" Quelle malchance !" disent se amis. " Comment vas-tu faire, toi qui es  déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support ne peut plus t'aider? 

Le vieil homme répond : " Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur arrive dans le village et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles. Tous... sauf le fils du vieil homme qui a la jambe cassée.

" Quelle chance, tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre et toi, tu es le seul à garder avec toi ton fils, les nôtres vont peut être se faire tuer...? "

Le vieil homme répond : " Chance ou malchance qui peut le dire ? "

 

Le pouvoir de l'homme

 

Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des Dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des Dieux décida de leur oter le pouvoir divin et de la cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les deux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :

-"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."

Mais Brahma répondit :

-"Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les Dieux répliquèrent :

-"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

Mais Brahma répondit à nouveau :

-"Non, car tôt ou tard, l'homme explorera la profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les Dieux conclurent.

-"Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer, d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."Alors, Brahma dit :

-"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme, nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

La légende de l'arc-en-ciel

 

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !

Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.
Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.

La pluie prit la parole : «Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?

Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…»

Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité…

Un jour, une femme vint trouver le Bouddha et le supplia de redonner la vie à son fils de cinq ans qui venait de mourir.

 «Assurément, il y avait eu une erreur. Cet enfant avait tout pour vivre. Pourquoi lui plutôt qu’elle, ou quelque autre de ses parents ?»

Le Bienheureux lui répondit ceci : «Tu reverras ton fils vivant pourvu que tu mendies pour moi une graine de moutarde, et qu’elle te soit offerte par quelqu’un, homme ou femme, qui n’ait jamais pleuré aucun mort sous son toit.»

La mère s’en fut donc de maison en maison, de village en village. On lui offrit des graines de moutarde autant qu’elle en voulait, mais elle eut beau marcher, elle ne put trouver demeure que le deuil n’avait jamais frappé. Point de palais ni de cabane, d’auberge ou de grotte d’ermite qui n’ait un jour abrité un défunt. Elle s’en revint bredouille chez le Bienheureux.

«Je sais bien, lui dit-elle, à chaque naissance, une mort. C’est la loi, et nul n’y peut rien. Mais sais-tu ce qu’est une mère ? Sais-tu ce qu’elle souffre de voir son enfant mourir sur son sein ? C’est cruel autant qu’injuste. Mon fils n’a pas assez vécu. Mort à cinq ans ! Je dois lui manquer. Il avait tant besoin de moi !

- Nous allons lui demander s’il désire te revenir, répondit le Bouddha. Femme, j’en fais serment. Si c’est sa volonté, il te sera rendu.»

Le Bienheureux tendit devant lui les bras et l’esprit du mort apparut couché au creux des maisons. Il avait l’air de sommeiller.

« Enfant, ta mère te demande.

- De qui me parle-t-on ? répondit l’enfant. J’ai vécu tant de vies ! Je fus le fils d’une louve et d’une ânesse grise, fils d’une reine aussi, d’une jeune putain, d’une mendiante folle, de mille paysannes et de tant d’autres encore. Dis, quelle mère veut que je revienne à elle ? Et pourquoi le ferais-je ? Réponds-lui que ma route est longue, et que je ne peux m’attarder.»

La mère s’en revint chez elle, le Bouddha à sa méditation, l’enfant à son chemin.

 

Inspiré d’Henri Gougaud.